Le Projet : 2024
L'installation initiale de 12 sites de recherche a eu lieu entre février et juin 2024 afin de lancer une étude sur trois ans. Les zones ont été sélectionnées selon un gradient d'activité des crabes, de forte à faible, afin d'étudier l'impact des crabes terrestres sur le carbone, l'azote, le phosphore et les micronutriments biodisponibles dans l'ensemble de l'écosystème forestier.
Résumé des actions de terrain et résultats préliminaires :
Chaque site dispose d'une clôture qui simule l'élimination des crabes terrestres d'une zone. La clôture a été installée, enfouie dans une tranchée et recouverte d'un revêtement métallique afin d'empêcher les crabes d'accéder à l'intérieur, ceux-ci ayant été retirés de l'intérieur. Un site jumelé non clôturé a été établi à côté de chaque enclos afin de pouvoir observer au fil du temps l'évolution des réserves de nutriments dans le sol et les plantes entre l'enclos « sans crabes » et le site jumelé où les crabes peuvent continuer d'accéder. Des échantillons de sol ont été prélevés en surface et en profondeur en juin, et des feuilles ont été collectées pour une analyse des isotopes stables. Les données préliminaires montrent que les zones à forte densité de crabes présentent des niveaux plus élevés de carbone organique, d'azote et de phosphore dans le sol, ce qui indique que l'activité des crabes joue un rôle important dans l'enrichissement des sols en nutriments dans les forêts des atolls.
Perspectives :
Des capteurs robotiques ont également été déployés sur les sites afin de mesurer le flux de carbone dans le sol. Ces « fluxbots » sont une technologie unique en son genre qui permet d'obtenir des données haute résolution sur l'activité du sol en mesurant la quantité de CO2 produite. Ces robots permettront non seulement de comprendre comment les crabes terrestres influencent l'activité du sol dans les forêts des atolls, mais aussi de fournir le tout premier ensemble de données biogéochimiques sur le flux de carbone provenant d'un atoll.
