Nouvelles de l'atoll

*|MC:SUBJECT|*
Ia Ora na Farani, et bienvenue dans l'édition du mois décembre; voici ce que nous vous réservons : une artiste irlandaise à Tetiaroa, une plante aussi fantastique qu'utile, des nouvelles d'un rassemblement remarquable de grands esprits, notre nouveau membre de l'équipe, ARMS un outil indispensable pour la surveillance de l'état de nos récifs. Nous profitons également de cette occasion pour vous souhaiter de chaleureuses fêtes de fin d'année. Bonne lecture!
Treat yourself, Subscribe!
En 1929, un artiste irlandais du nom de Robert Gibbings arriva à Tahiti et passa son temps à écrire et à illustrer son livre - Iorana, a Tahitian Journal - le premier d’une longue série qu’il produirait. La visite de Gibbings à Tetiaroa a marqué le début d’une grande fascination pour les îles du Pacifique et leur monde sous-marin. Ses efforts pour dessiner les poissons du lagon de Tetiaroa l'ont inspiré et amené à concevoir un moyen de dessiner sous l'eau à l'aide d'un casque de plongée et des feuilles de xylonite (comme du celluloïd) avec des bâtons de graphite. Il passa la nuit à Rimatuu, aussi court fut son voyage, il saisit, tout de même, l'esprit des lieux.

"Cette nuit nous avons dormi sur le sable. Allongé sur le dos et regardant les étoiles, nous pouvions sentir la terre déchirer dans l'espace, et je m'agrippai au corail de peur que la force centrifuge ne nous propulse dans l'espace. Nous nous sommes levés vers une aube d'opale, pas de ligne de démarcation entre ciel et mer, tout a été perdu dans une brume irisée comme la concavité d'une coquille de perle gargantuesque; et j'ai pensé aux millions d'habitants de la ville dormant chaque nuit dans leurs armoires en papier." (De Iorana, A Tahitian Journal)

La semaine dernière, Tetiaroa Society a reçu la visite de Charlotte Wilkins, l'arrière-petite-fille de Robert Gibbings. Elle écrit un livre qui retrace le parcours de son arrière-grand-père. Nous étions ravi de lui faire découvrir les lieux qui ont inspiré son arrière-grand-père, elle a pu également rencontrer les mêmes espèces de poissons que son grand-père a, si joliment, illustrées (et qui figurent désormais dans notre application Guide du poisson de Tetiaroa!). Nous sommes impatients de lire l’histoire de la vie de cet homme extraordinaire.
Lire l'article complet sur notre site

Pandanus: l' "arbre" aux multiples usages

Il existe de nombreuses espèces de Pandanus en Asie et dans le Pacifique, mais Pandanus tectorius est la plus commune et la plus utile de toutes les espèces de Polynésie française. Pandanus est un monocotylédone, à ce titre, le tronc est cylindrique et d’épaisseur égale, de la base au sommet. Il est soutenu par des racines aériennes qui poussent au-dessus du sol et forment une pyramide sous le tronc. Les feuilles, nichées en spirale, forment un bouquet au bout des branches. Le pandanus étant dioïque, il existe des plantes mâles et femelles. Les plantes mâles ont des fleurs entourées de bractées blanches très parfumées qui protègent une panicule ovale recouverte de pollen. En tahitien, la fleur s'appelle "hinano". Les fleurs des plantes femelles produisent un gros fruit ovale segmenté qui, bien que non apparenté, ressemble à un ananas. À mesure qu'ils mûrissent, les drupes deviennent rouge orangé, se séparent et tombent au sol.

L'utilisation la plus populaire du pandanus est toutefois pour la vannerie. Une grande variété d'objets peuvent être fabriqués à partir des feuilles qui sont à la fois longues, flexibles et robustes. Ils sont utilisés pour confectionner des paniers, des chapeaux, des toits de chaume, des nattes et, à l’époque traditionnelle, des voiles pour les pirogues. Les toits de chaume de Pandanus sont préférés à ceux fabriqués à partir de feuilles de cocotier car ils durent plus longtemps.

En savoir plus sur cette plante étonnante

Virginie rejoint l'équipe de guides TS

Nous avons le plaisir d'accueillir au sein de notre équipe de guide, Virginie Poly, que nous connaissons déjà puisqu'elle est venue pour la première fois à Tetiaroa en tant que bénévole pour Te Mana o Te Moana pour participer au suivi de la saison de ponte 2016-2017 des tortues vertes. Depuis elle a peaufiné son expertise sur les tortues marines et qu'elle met, désormais, à profit au sein de TS.

Autonomous Reef Monitoring Structures (ARMS)

Autonomous Reef Monitoring Structures (ARMS) sont devenues un standard pour la surveillance de la biodiversité sur les récifs coralliens et autres environnements marins. Il y a maintenant presque 2500 de ces instruments qui sont déployés dans le monde entier. Le mois dernier, une équipe dirigée par Chris Meyer de l'institut Smithsonian et David Liittschwager de National Geographic était à Tetiaroa pour récupérer les ARMS déployés sur le récif de Tetiaroa il y a trois ans. Ces outils, associés aux ARMS de Moorea, permettront aux chercheurs de comparer la biodiversité des deux sites, l’un sur une île haute et l’autre sur un atoll. Cet outil est un ensemble de tuiles empilées qui permettent aux petites créatures de récif de s’installer et de se cacher. Toute la structure est retirée du récif et acheminée dans le laboratoire, où les créatures sont identifiées visuellement ou, si trop petites, elles sont identifiées génétiquement par comparaison avec la base de données BIOCODE de Moorea. Aussi simple que cela puisse paraître, il s'agit d'un excellent outil qui donne aux scientifiques une vision du récif qui n'est pas facile à voir en terme de temps et de taille.
Chris Meyer récupère ARMS à Tetiaroa, dans lequel se cache des créatures incroyables. À droite, un montage photo des créatures trouvées sur l'ARMS à Tetiaroa en 2015.

Atelier sur l'écosystème holistique de Tetiaroa

at Gump Station      

Les 2 et 3 novembre à Moorea, la station Gump de l’Université de Berkeley a organisé un atelier sur l’écosystème holistique de Tetiaroa. Ce fut vraiment un rassemblement remarquable d'experts les plus accomplis dans le domaine de l'éradication de rats dans le monde, de scientifiques locaux, des nouveaux chercheurs ornithologues à l'Université de Washington et d'un contingent du groupe Moorea LTER s'intéressant aux systèmes marins. Le rapport complet peut être lu ici.

Après l'atelier, un groupe d'Island Conservation a été accueilli à Tetiaroa pour une discussion plus approfondie sur le terrain.

Tetiaroa Society reçoit un soutien généreux de l'hotel The Brando pour ses opérations de base. Nous aimerions également saluer les dons généreux reçus récemment de:

Wayne and Kara Fingerman
John Patrick Harrington
Hans-Joachim Huesgen
John Oberacker
William and Eleanor Parks
George and Eden O'Connell

Comme toujours, notre capacité à protéger, à restaurer Tetiaroa et à mener à bien des programmes scientifiques et éducatifs novateurs dépend de votre aide. Merci de considérer de faire un don pour nous aider dans notre mission.

Faire un Don

Tetiaroa Society est une association, américaine, à but non lucratif enregistré sous la loi 501(c)(3) (exempt de taxe #45-1080688). Nous permettons la recherche scientifique, développons des programmes de conservations et éducatifs, et organisons la base de connaissance de cet atoll. Nous avons un partenariat avec l’hotel The Brando pour établir Tetiaroa en tant que modèle de développement durable, où les entreprises, les associations, les chercheurs, les éducateurs et la population locale collaborent visant les mêmes objectifs. Les objectifs de nos programmes sont résumés dans notre Plan de Conservation et de Gestion Durable de l’atoll de Tetiaroa qui se trouve sur notre site.

© 2018 Tetiaroa Society