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T.A.R.P. | L'éradication de la fourmi folle jaune

Rat and ant volunteers on the way to work

T.A.R.P. | L'éradication de la fourmi folle jaune

La fourmi folle jaune (Anoplolepis gracilipes, YCA) est classée parmi les 100 pires espèces envahissantes au monde selon l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Sur les sites avec de fortes densités de fourmis folles jaunes, celles-ci déciment la faune indigène en pulvérisant de l'acide formique sur les animaux se trouvant sur leur chemin.

L’équipe de recherche : Jayna DeVore, ingénieure de recherche, UPF (UMR SECOPOL, Tahiti) | Simon Ducatez, IRD (UMR SECOPOL, Tahiti) | Solène Fabre, coordinatrice du programme sur Tetiaroa | Anaïs Fabre, bénévole | Claire Rocuet, bénévole
Collaborateurs : Tetiaroa Society
Dates: août 2022 - en cours

  Derniers progrès de la mission de 27 oct 2025 - 19 nov 2025

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Yellow crazy ants before eradication program

Main objectives

In order to complete post-eradication monitoring for the year 2025, operations were carried out on the motus of Tiaraunu and Onetahi, with monitoring having already been carried out on Aie and Horoatera earlier in the year.

Two monitoring missions were conducted in 2025. The first took place from October 27 to November 3, with Solène Fabre, scientific coordinator of the Tetiaroa Society, accompanied by Anaïs Fabre, who came as a volunteer. The second took place from November 12 to 19, with Solène Fabre accompanied by Claire Rocuet, a former volunteer who had already been involved in similar fieldwork.

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yellow crazy ant bait vial

Summary of Field Activities

The monitoring protocol consisted of placing vials containing cotton balls soaked in sugar solution every 20 meters in previously infested areas. These devices, designed to attract ants, were left in place for about two hours before being checked. The surveys were supplemented by updated mapping to detect any residual presence or signs of recolonization by the yellow crazy ant.

Field conditions occasionally complicated the monitoring process, particularly due to fallen palm fronds and coconuts making some access routes difficult, as well as unfavorable weather conditions. Rainfall and soil moisture slowed down operations, as the protocol ideally requires a rain-free period of at least two hours and relatively dry soil to ensure the effectiveness of observations.

These monitoring operations are particularly tedious and time-consuming due to the density of the network, access constraints, and weather conditions. In this context, the occasional use of volunteers who are already familiar with the terrain ensures the continuity and quality of monitoring, while optimizing the human resources mobilized.

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collecting data

Preliminary Results

Surveys conducted during the two missions revealed no detection of yellow crazy ants on the motus of Tiaraunu and Onetahi, confirming the absence of recolonization on these sites at the end of the 2025 annual monitoring period.

Perspectives

Although the results obtained in 2025 are encouraging, vigilance remains essential. Post-eradication monitoring will continue in 2026 and 2027, in accordance with the established protocol, with annual checks of previously infested motus.

This monitoring system, which has already enabled the rapid identification of residual outbreaks and the initiation of corrective treatments in the past, remains essential to ensure the sustainability of eradication efforts on the Tetiaroa atoll.


  Derniers progrès de la mission de 19 juin 2025 - 19 jan 2026

Update: July 19, 2024 from Solene Fabre of the YCA eradication team I am happy to announce that I have completed the mapping in Tiaraaunu to verify the success of the spreading efforts, and I did not detect any yellow crazy ants! This is the third motu where eradication has been successful. The last one to check will be Horoatera (scheduled for October and November).


Date de début du projet : août 2022

La fourmi folle jaune (Anoplolepis gracilipes, YCA) est classée parmi les 100 pires espèces envahissantes au monde selon l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Sur les sites avec de fortes densités de fourmis folles jaunes, celles-ci déciment la faune indigène en pulvérisant de l'acide formique sur les animaux se trouvant sur leur chemin.

Dans ce projet financé par l’OFB, la Tetiaroa Society FP vise non seulement à éradiquer la fourmi folle jaune de Tetiaroa, mais aussi à tester des méthodes qui pourront ensuite être utilisées sur d'autres îles de la région (par exemple, les fourmis folles jaunes sont désormais présentes dans les cinq archipels de la Polynésie française, bien qu'aucune éradication réussie n'ait encore été menée dans la région). La cartographie des fourmis folles jaunes à travers l'atoll et les premiers tests d'appâtage ont été réalisés en 2022.

Ce premier test d'appâtage a eu un effet très important sur les fourmis et a présenté des effets indésirables limités sur les crabes terrestres. Ainsi, dès 2023, nous avons mis en œuvre le protocole d'éradication des fourmis folles jaunes dans toutes les zones envahies de l'atoll. L’appâtage a été effectué dans les zones où des fourmis avaient été détectées, à savoir sur les motus Onetahi, A’ie, Tiaraunu, et Horoatera, par des équipes composées jusqu’à 10 volontaires. En parallèle, un suivi continu des effets de l'appâtage et de l'éradication des fourmis a été effectué. À la fin de l'année, le suivi a montré le succès des traitements, les populations de fourmis ayant diminué de manière drastique (>95 % de réduction) après le premier épandage, et aucune fourmi détectée dans les parcelles surveillées après le second appâtage. Le suivi a également révélé une augmentation significative (X2) du nombre de noddis bruns nichant dans les parcelles qui avaient été désertées par ces oiseaux lorsque les fourmis étaient présentes.